Lors de sa présentation au Salon, la réception de l'eouvre est mitigée. Certains saluent l'audace de la composition, d'autres condament cet aspect foisonnant.
Cette oeuvre peut être mise en relation avec d'autres de ses productions notamment avec celle de 1924, Hommage aux Maîtres : Rodin, Puvis de Chavannes, Renoir, Garnier, Bracquemont. Réalisée en bois de chêne ciré, elle est aujourd'hui conservée au Musée Rodin à Paris. Ainsi, elles présentent toutes deux des masques de grands maîtres de l'histoire de l'art. Une différence fondamentale réside entre ses deux oeuvres, l'inscription dédicatoire "Aux maitres / Rodin / Renoir / Puvis de Chavannes" gravée de la main de Bloch au centre du socle de bois duquel sortent les bustes.
Bloch Armand, Hommage aux Maitres : Rodin, Puvis de Chavannes, Renoir, Garnier, Bracquemont, 1924, Chêne de bois ciré, 105 x 58 x 33 cm, Musée Rodin, Paris
Ses travaux trouvent également écho avec les Masques du vestibule contrôle de l'Opéra de Durandelle Emile, exécutés en 1875 et aujourd'hui conservés au Musée d'Orsay à Paris. Un prédecesseur dont Bloch prolonge à sa manière la réflexion sur les visages et les expressions sculptées.

Emile Durandelle, Masques, 1875, planche pour le "Nouvel Opéra de Paris, sculpture ornementale", 1875, épreuve sur papier albuminé à partir d'un négatif verre, H. 27,8 ; L. 38,2 cm. Don Alain Paviot, par l'intermédiaire de la société des Amis du musée d'Orsay, 1994, Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmid
Sa colonne de masques évoque aussi les recheches de Rodin sur la "tête expressive" et sur la fragmentation du corps. Elle préfigure ainsi à sa manière certaines installations modernes fondées sur la répétition et la densité du portrait de Brancusi à Giacometti.